Les 5 erreurs à ne pas commettre en apprenant une langue

Quelles sont les 5 erreurs fréquentes qui vous empêchent le plus souvent d’avancer lorsque vous commencez à apprendre l’anglais ?

homme naufragé

Rares sont ceux qui n’ont jamais remis en question leur manière d’aborder une nouvelle langue. Entre frustration et abandon, il n’y a qu’un pas à franchir avant de se dire qu’on n’arrivera jamais à parler l’anglais couramment et que les langues ne sont pas faites pour nous. Pourtant, en dépit des études « alarmantes » qui nous classent parmi les pires élèves d’Europe en anglais (derrière l’Espagne et le Portugal), certains français peuvent se vanter d’avoir dérogé à la règle.

J’aborderai plus en détails les raisons pour lesquelles beaucoup de français refusent encore d’apprendre la langue de la « perfide Albion » dans un autre article. Concentrons-nous plutôt sur ces 5 erreurs qui parviennent à décourager les élèves les plus audacieux. Que vous soyez lycéen, salarié ou à votre compte, vous ne tomberez plus jamais dans les écueils qui font même chavirer nos célèbres politiciens.

1. Trop en faire

En faire trop

Non, vous ne rêvez pas et il n’est pas question pour moi de vous encourager à suivre le proverbe : « Mieux vaut trop que pas assez » que l’on nous rabâche dès le plus jeune âge. Arrêtez de vouloir trop en faire dès le début au risque de vous décourager en constatant que vous ne progresserez guère plus rapidement. L’une des erreurs les plus communes est de croire qu’une langue (en l’occurrence l’anglais) ne peut être apprise qu’au moyen d’efforts acharnés et que plus on commence à l’apprendre tard, plus ces surcharges de travail sont justifiées pour progresser. Il n’en est rien. Croyez-moi, je ne serais jamais parvenu à maîtriser l’anglais en m’imposant une diète hypercalorique de devoirs jusqu’à n’en plus pouvoir. Il ne s’agit bien sûr pas non plus d’être partisan du moindre effort mais de ne pas chercher à tout prix à réaliser cinq points de « cours » par jour, que vous serez incapable de retenir quelques heures après, alors qu’un ou deux auraient amplement suffi. Cherchez sans cesse l’efficacité et non la performance.

2. L’inconstance

Inconstance

Vous est-il déjà arrivé d’entamer quelque chose et de le délaisser aussitôt au profit d’une autre activité ? Pas de panique, vous êtes tout simplement victime de l’inconstance humaine ou l’art de changer en permanence d’opinion. Lorsque vous commencez à apprendre une langue, vous devez savoir quels sont les bénéfices que vous en tirerez à l’avenir. Vous pouvez pour cela tout simplement prendre une feuille de papier ou ouvrir le bloc-notes de votre ordinateur et lister 10 bonnes raisons pour apprendre l’anglais. Ce n’est pas grave si vous n’en trouvez pas 10 précisément mais le but de cet exercice est d’établir les principales sources de motivation qui vous rappelleront pourquoi vous avez décidé de vous mettre à l’anglais. Pourquoi ? Me diriez-vous. Tout simplement parce qu’il n’y a rien de plus normal que de se décourager ou d’abandonner en cours de route en pensant que nous ne sommes pas à la hauteur pour relever le défi. Ne soyez pas Monsieur ou Madame Tout-le-Monde, soyez constant dans votre apprentissage et préférez en faire un petit peu tous les jours plutôt que beaucoup les premiers jours et vous arrêter au bout de la première semaine. De la même manière que pour le sport, la régularité est la meilleure amie de la réussite et vous permettra d’acquérir des automatismes linguistiques en à peine quelques semaines d’entraînement.

3. La solution avant la réflexion

Solution avant réflexion

« Monsieur, je n’y arrive pas. C’est quoi la solution ? » est pour moi le pire scénario avec celui de la passivité que je peux rencontrer chez certains de mes élèves collégiens. Cela peut vous paraître logique mais beaucoup de personnes tombent trop souvent dans le piège de la solution à tout prix. Je m’explique. Admettons que je vous demande d’observer un texte anglais conjugué entièrement au « présent simple » et un autre au « présent en BE + ING », puis d’en déduire la règle qui différencie ces deux temps. Seriez-vous plus à même de mémoriser ce point si je vous avais directement donné la règle des deux présents ou en la déduisant seul en faisant appel à votre propre réflexion ? Vous l’avez compris, rien ne vaut l’analyse personnelle pour assimiler les mécanismes de l’anglais. Il en va de même avec les autres langues et tout autre domaine. La solution à un problème n’est légitime que lorsqu’elle passe par un travail d’analyse personnel. N’essayez pas d’apprendre toutes les règles de l’anglais, vous finirez dégoûté avant même de les avoir mises en pratique. Commencez par observer, écouter et surtout en tirer des conclusions. Si et seulement si le travail de réflexion n’a pas porté ses fruits alors le recours à la règle est légitime et envisageable. Dans le cas contraire, trouver la solution avant de vérifier la règle se révèlera bien plus valorisant et vous n’aurez plus aucun problème pour la mémoriser à tout jamais.

4. La vieille grammaire

Vieille grammaire

Non, cet article n’a pas vocation à vous parler de gérontologie mais à aborder la plus grande peur de tout débutant en anglais, la grammaire. J’aime à penser que la grammaire est un outil essentiel pour tout professeur d’anglais qui souhaite donner un nom aux éléments qui constituent une langue. En revanche, est-il indispensable que vous la connaissiez sur le bout des doigts pour maîtriser l’anglais ? Ma réponse est catégorique et va faire pester plus d’un de mes collègues de travail contre moi. Non. Il n’est absolument pas nécessaire de connaître les mille et une règles de grammaire qui régissent une langue avant de la mettre en pratique. En procédant de la sorte, vous connaîtrez certes l’ensemble des lois du langage en question mais vous serez incapable de les appliquer concrètement lors d’une conversation avec un natif ou à l’étranger. C’est pourtant l’objectif principal que vous vous êtes fixé : comprendre et être compris. Mon approche de l’apprentissage de l’anglais diffère de celle des théoriciens car elle ne vous invite pas à intellectualiser chaque nouvelle expression ou phrase apprises mais à tout simplement les utiliser le plus souvent possible pour les faire fonctionner. De la même manière que vous avez appris le français, c’est en s’exposant à l’anglais et en l’utilisant que vous parviendrez indirectement, sans même vous en rendre compte à faire fonctionner ses mécanismes.

5. Le manque d’intérêt

Manque d'intérêt

Le manque d’intérêt peut être un véritable frein à votre apprentissage de l’anglais. C’est ce qui s’est passé pour moi avec l’espagnol que j’ai traîné tel un boulet presque tout au long de mes années d’études avec un niveau certainement inférieur à celui d’un collégien de 3ème. Ce manque d’intérêt est tout simplement dû à une méthode inadaptée à vos goûts ou qui a cessé de l’être à un moment donné. Il existe différentes manières d’entretenir la flamme qui vous permet d’avancer. Ma préférée est tout simplement de lire le plus régulièrement possible en anglais des documents ou des articles sur un thème qui me passionne. En faisant cela, vous acquerrez non seulement un grand nombre de connaissances sur un sujet qui vous fascine mais vous disposerez également de tout le temps nécessaire pour vous approprier le nouveau vocabulaire. Si vous êtes débutant, je vous recommande de privilégier les articles plutôt courts et de vous attaquer aux livres dès lors que vous commencerez à maîtriser les subtilités de la langue anglaise. Si j’avais connu toutes les méthodes qui existent aujourd’hui, je n’aurais certainement pas attendu ma 4e année universitaire pour commencer à vraiment assimiler l’espagnol. Ne commettez pas la même erreur que moi en croyant que les textes ennuyeux sont inévitables. Lisez et diffusez des supports qui vous captivent et vous découvrirez qu’apprendre l’anglais n’a jamais été aussi intéressant.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer