Guide complet :
Parler couramment anglais

Vous souhaitez parler couramment anglais mais vous ne savez pas par où commencer. Peut-être même que vous avez déjà un bon niveau d'anglais mais ne parvenez plus à progresser. À travers ce guide complet, vous serez guidé étape par étape vers la prochaine action concrète pour enfin vous exprimer couramment en anglais.

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Parler couramment anglais : Vivre le Rêve Linguistique

Vous êtes dans un avion à destination de l’Australie ou de tout autre pays que vous avez décidé de visiter pendant quelques semaines, le temps de changer d’air. Vous entendez parler anglais autour de vous et, comme par magie, vous comprenez presque toute la conversation. Vous atterrissez et le temps de sortir de l’avion et de récupérer vos bagages, vous partez en direction du magnifique endroit où vous allez loger durant votre séjour.

Une fois arrivé à destination, de nouveau comme par magie, vous vous exprimez sans difficulté pour demander la clé de votre logement et en profitez même pour récupérer un prospectus sur les plus beaux endroits à visiter. Vous comprenez la quasi totalité des phrases et des mots inscrits sur le papier et vous vous dites : “Ça y est, j’y suis arrivé !”.

Il n’y a pourtant rien de magique à cela car tout a minutieusement été planifié plusieurs mois auparavant. Vous avez déjà pris l’initiative d’enrichir votre vie et compris la valeur ajoutée que l’anglais pouvait lui apporter. Et surtout, vous vous êtes tenu à vos engagements en mettant en place un système d’immersion à domicile et en le faisant fonctionner quotidiennement.

Avant de poursuivre votre lecture, je vous invite à réfléchir à la question suivante. Êtes-vous prêt à fournir les efforts nécessaires pour parvenir à parler anglais ?

Je ne peux vous promettre que vous y arriverez si vous ne vous le promettez pas à vous-même. Car oui, apprendre l’anglais requiert des efforts et un engagement de votre part et il n’existe aucune méthode miracle si vous abandonnez en cours de route.

J’ai néanmoins une très bonne nouvelle à vous annoncer. Si vous appliquez pas à pas la méthode que j’utilise et que j’ai adaptée pour tous ceux qui, comme moi, ne savaient plus par où commencer, alors vous arriverez à parler anglais. J’insiste sur le fait que cette méthode doit être appliquée. Bien trop de personnes se contentent de lire ou d’écouter des conseils sans ne jamais les suivre. Ceux qui atteignent leurs objectifs sont ceux qui s’informent et appliquent immédiatement.

À tous les lecteurs qui sont encore présents et qui ont pris la décision de monter dans ce train vers le changement, je vous souhaite une excellente lecture. N’oubliez jamais que vouloir tout apprendre d’un coup est impossible. En revanche, les petites actions que vous entreprendrez chaque jour, vous mèneront à votre objectif : maîtriser l’anglais et ne jamais l’oublier !

Les 5 piliers pour s'exprimer couramment en anglais

I - Démarrer - Par où commencer ?

Avant toute chose, je tiens à vous rassurer. Ce guide est en grande partie axé sur la pratique et l’appel à l’action. Malgré tout, je suis obligé de commencer par un petit peu de théorie pour ensuite vous diriger vers la pratique. Nous commençons sans plus attendre pour ne pas perdre de temps.

Tout d’abord, il est indispensable de connaître les pronoms anglais comme les français d’ailleurs. Pourquoi ? Tout simplement parce que sans pronom je serai incapable d’écrire ce guide et il en va de même avec l’anglais. Et ce qui est génial avec les pronoms, c’est qu’il ne sert à rien de les apprendre par coeur. Tout comme vous n’avez jamais eu besoin de faire le moindre effort pour mémoriser “je, tu, il/elle/on, nous, vous, ils/elles”, vous n’aurez aucun mal à mémoriser les pronoms anglais, moins nombreux.

Ensuite, le deuxième point que vous devez assimiler le plus rapidement possible pour manipuler l’anglais s’appelle “les auxiliaires”. Ne prenez pas peur, les auxiliaires vont très vite devenir vos meilleurs amis lors de vos échanges. Ils sont primordiaux car ils servent tout simplement à poser des questions et à faire des phrases négatives. Les quatre auxiliaires que je vais vous présenter et qui, j’en suis sûr, ne vous sont pas inconnus sont DO, BE, CAN et HAVE.

Assez d’explications, il est temps de mélanger nos fameux pronoms et auxiliaires anglais pour que vous y voyiez plus clair. Ready? Let’s go!

DO

– Je ne parle pas italien. Parlez-vous italien ?

– Oui – Non

I don’t speak Italian. Do you speak Italian?

– Yes, I do – No, I don’t

 

– Je ne vis pas en France. Vis-tu en France ?

– Oui – Non

I don’t live in France. Do you live in France?

– Yes, I do – No, I don’t

BE

– Nous ne sommes pas Américains. Êtes-vous Américain ?

– Oui – Non

We are not American. Are you American?

– Yes, I am – No, I‘m not

 

– Il n’est pas médecin. Est-elle médecin ?

– Oui – Non

He is not a doctor? Is she a doctor?

– Yes, she is – No, she is not

CAN

– Je ne peux pas ouvrir la fenêtre. Pouvez-vous ouvrir la fenêtre ?

– Oui – Non

I can’t open the window. Can you open the window?

– Yes, I can – No, I can’t

 

– Elles ne peuvent pas m’aider. Pouvez-vous m’aider ?

– Oui – Non

They can’t help me. Can you help me?

– Yes, I can – No, I can’t

 

– Ils ne savent pas nager. Savent-elles nager ?

– Oui – Non

– They can’t swim. Can they swim?

– Yes, they can – No, they can’t

 

– Je ne sais pas jouer de la guitare. Savez-vous jouer de la guitare ?

– Oui – Non

I can’t play the guitar. Can you play the guitar?

– Yes, I can – No, I can’t

HAVE (got)

– Elle n’a pas de frères et soeurs. Avez-vous des frères et sœurs ?

– Oui – Non

– She hasn’t got brothers and sisters. Have you got brothers and sisters?

– Yes, I have – No, I haven’t

 

– Nous n’avons pas de voiture. Ont-ils une voiture ?

– Oui – Non

– We haven’t got a car. Have they got a car?

– Yes, they have – No, they haven’t

Ok, petite pause le temps de digérer tout cela et de l’analyser de manière beaucoup plus sereine. Il y a de fortes chances pour que vous ayez survolé les exemples ci-dessus et c’est normal car certains pensent déjà qu’ils n’arriveront jamais à retenir toutes ces informations. Cela tombe bien car je ne vous en demande pas tant mais je vais tout de même vous impliquer davantage dès maintenant.

Avant de lire les explications qui vont suivre, je vous demande juste de relire une nouvelle fois, cette fois-ci attentivement, les phrases que vous venez de voir en essayant de comprendre par vous même comment je les ai construites. Il est très important que vous fassiez ce petit exercice car ce qui va suivre ne vous sera d’aucune utilité si vous ne jouez pas le jeu alors je compte sur vous. C’est parti !

Vous avez bien relu les exemples ? Parfait, je vous félicite car trop peu de personnes l’auront fait et j’espère de tout coeur que vous faites partie de la minorité qui a fait cet effort et qui est donc prête à poursuivre la lecture. Je vous invite sans plus attendre à lire les explications qui vont suivre afin de voir si elles correspondent à l’analyse personnelle que vous avez faite des pronoms et auxiliaires anglais.

Les pronoms

Vous avez certainement constaté, comme je l’ai mentionné au début de ce chapitre, que les pronoms sont essentiels pour former des phrases. Sans le “je”, vous ne pouvez pas parler de vous-même en français, sans le “tu”, vous ne pouvez pas échanger avec la personne que vous avez en face de vous, sans le “il” ou le “elle”, il vous est impossible de parler d’une tierce personne avec votre interlocuteur, etc.

Dans les exemples que j’ai partagés avec vous, vous avez pu constater que le système des pronoms fonctionne de la même manière en anglais qu’en français. La seule différence est que les anglais ont tendance à réutiliser ces pronoms pour répondre aux questions. Par exemple, pour la question : “Do you know my friend?” (“Est-ce que tu connais mon ami ?” / “Connais-tu mon ami ?”) les anglophones répondront souvent par : “Yes, I do” (“Oui, je le connais”) ou par “No, I don’t” (“Non, je ne le connais pas”).

Les pronoms sont donc très souvent réutilisés dans les réponses. Il n’est pas nécessaire de les employer en permanence car vous pouvez très bien répondre simplement comme en français par “Yes” (“Oui”) ou “No” (“Non”). Vous devez néanmoins avoir conscience de leur utilisation et ne pas être surpris de les rencontrer aussi fréquemment. Parfois, le “Yes” ou le “No” ne seront même pas présents dans la réponse qui sera juste “I do” ou “I don’t” mais qui voudra dire exactement la même chose.

Les auxiliaires

Les auxiliaires sont parmi les pièces les plus importantes du puzzle anglais. Sans eux, il n’y pas moyen de poser des questions ni de construire des phrases négatives. Si vous avez bien relu attentivement les exemples, vous avez probablement remarqué que les pronoms sont avant tout des verbes utilisés pour construire nos fameuses phrases interrogatives et négatives. Analysons-les un par un pour les comprendre une bonne fois pour toutes.

 

BE

To be” est le verbe “être” en anglais. Le “to” sert uniquement à mettre n’importe quel verbe à l’infinitif. “To sing” signifie “chanter”, “to work” signifie “travailler” et ainsi de suite. BE est l’un des verbes les plus importants car il permet d’exprimer un état, c’est-à-dire une manière d’être comme “I am happy” (“je suis heureux”) ou encore “I am not sick” (“je ne suis pas malade”). Il se conjugue de la manière suivante :

 

I am => Je suis

You are => Tu es

He/she is => Il/elle est

We are => Nous sommes

You are => Vous êtes

They are => Ils/elles sont

Je dis souvent avec humour à mes jeunes élèves que les anglophones sont paresseux et ont une manière plus rapide d’utiliser les verbes qui s’appelle la contraction et qui donne :

 

I’m => Je suis

You’re => Tu es

He/she’s => Il/elle est

We’re => Nous sommes

You’re => Vous êtes

They’re => Ils/elles sont

 

Le sens reste exactement le même. Il s’agit seulement de raccourcir les verbes pour aller plus vite. On pourrait facilement comparer la forme contractée “I’m” à “chuis” en français. La seule différence est que l’utilisation de “I’m” est tout aussi correcte que “I am” alors que “chuis” est plus une manière de parler rapidement, peu soutenue voire incorrecte.

Grâce à ce verbe (qui est un auxiliaire), vous allez pouvoir poser toutes les questions que vous souhaitez sur l’état de santé ou le bien être de quelqu’un. De plus, vous pourrez répondre à ces questions en utilisant le bon pronom et l’auxiliaire à la forme qui correspond. Par exemple :

– “Are you tired?” (Es-tu/êtes-vous fatigué(s)?)

– Yes, I am (Oui) – No, I am not (Non)

 

Vous pouvez également exprimer une idée par la négation comme par exemple :

I’m not the English teacher (Je ne suis pas le professeur d’anglais)

 

Enfin, comme si les choses n’étaient pas suffisamment simples, il vous suffit juste d’enlever le “not” pour que votre phrase devienne affirmative. Voyez plutôt :

I’m the English teacher (Je suis le professeur d’anglais)

 

HAVE (got)

To have” est le verbe “avoir”. Il est donc utilisé comme auxiliaire pour poser des questions sur des éléments de possession. Pour ne pas rendre ce livre indigeste, je ne m’attarderai pas sur le “got” qui le suit souvent. Les exemples parleront d’eux-mêmes pour le moment. Voici comment le verbe “to have” se conjugue :

I have (got) => J’ai

You have (got) => Tu as

He/She has (got) => Il/elle a

We have (got) => Nous avons

You have (got) => Vous avez

They have (got) => Ils/elles ont

 

Pour l’utiliser en posant des questions, ils vous suffit juste de procéder de la manière suivante :

Have you got a pen? (As-tu/avez-vous un stylo ?)

– Yes, I have (Oui) – No, I have not (Non)

 

Tout comme BE, HAVE possède une forme contractée très utilisée que voici :

I’ve (got) => J’ai

You’ve (got) => Tu as

He/She’s (got) => Il/elle a

We’ve (got) => Nous avons

You’ve (got) => Vous avez

They’ve (got) => Ils/elles ont

 

Enfin, vous pouvez l’utiliser tout aussi simplement dans des phrases négatives :

I haven’t got the key (Je n’ai pas la clé)

 

DO

To do” est le verbe “faire” mais n’a pas vraiment de rapport avec sa fonction d’auxiliaire. Je ne mettrai donc pas la conjugaison du verbe “faire” à côté pour ne pas vous perturber. Retenez simplement qu’il permet de parler d’une action habituelle. C’est un des auxiliaires que vous rencontrerez le plus souvent avec BE. Voyons sans plus attendre comment il se conjugue :

I do

You do

He/She does

We do

You do

They do

 

DO possède seulement une forme contractée à la forme négative.

I don’t

You don’t

He/She doesn’t

We don’t

You don’t

They don’t

 

Voici comment l’utiliser pour poser des questions :

Do you like basketball? (Aimes-tu/aimez-vous le basket ?)

– Yes, I do (Oui) – No, I don’t (Non)

 

Voici comment l’utiliser pour exprimer une idée par la négation :

I don’t go to work every day (Je ne vais pas au travail tous les jours)

 

CAN

CAN veut dire “pouvoir” ou bien “savoir”. Il peut indiquer la capacité d’une personne à accomplir une action ou l'autorisation, la permission. Ce qui est très pratique avec CAN, c’est qu’il se conjugue toujours de la même manière sans exception.

Observez :

I can => Je peux

You can => Tu peux

He/She can => Il/elle peut

We can => Nous pouvons

You can => Vous pouvez

They can => Ils/elles peuvent

 

Tout comme DO, CAN peut seulement être contracté à la forme négative :

I can’t => Je ne peux pas

You can’t => Tu ne peux pas

He/She can’t => Il/elle ne peut pas

We can’t => Nous ne pouvons pas

You can’t => Vous ne pouvez pas

They can’t => Ils/elles ne peuvent pas

 

Vous l’aurez déduit, il est tout aussi simple à utiliser que les trois autres.

  • Pour poser des questions concernant la possibilité :

Can you come? (Peux-tu/pouvez-vous venir ?)

Yes, I can (Oui) – No, I can’t (Non)

 

  • Pour poser des questions concernant l’autorisation, la permission :

Can I open the window? (Puis-je ouvrir la fenêtre ?)

Yes, you can (Oui) – No, you can’t (Non)

 

  • CAN peut aussi être utilisé pour savoir si quelqu’un sait faire quelque chose, en est capable comme par exemple :

Can you cook? (Sais-tu/savez-vous cuisiner ?)

Yes, I can (Oui) – No, I can’t (Non)

 

Enfin, CAN s’utilise tout aussi intuitivement que les autres auxiliaires à la forme négative :

I can’t speak to you now (Je ne peux pas parler avec toi maintenant)

I can’t watch TV (Je ne peux pas regarder la télé)

I can’t surf very well (Je ne sais pas très bien surfer)

Phrases affirmatives

Savoir poser des questions et y répondre est capital. Vous savez à présent comment répondre à des interrogations mais seulement de manière négative et en tant que grand optimiste que vous êtes, vous souhaiterez aussi pouvoir répondre de manière affirmative, positive. Pas de panique, il n’y a rien de plus simple.

À chaque fois que vous désirez utiliser des phrases affirmatives, il vous suffira simplement d’enlever la marque de la négation à l’auxiliaire ou bien d’enlever complètement l’auxiliaire en fonction de la phrase. En connaissant les pronoms, vous pouvez déjà créer vos premières phrases affirmatives.

I can speak English a little (Je sais un peu parler anglais)

 

You are an excellent friend (Tu es un excellent ami)

 

He/She has got two houses (Il/elle a deux maisons)

 

We think you can do this job (Nous pensons que vous pouvez faire ce travail)

 

You do what you can (Vous faites ce que vous pouvez)

 

They go to the gym every week (Ils/elles vont à la salle de sport toutes les semaines)

 

J’ai le grand plaisir de vous dire que nous en avons fini avec la théorie et de féliciter tous ceux qui n’ont pas baissé les bras. J’ai pris la décision de vous donner jusqu’à présent un nombre limité d’informations pour ne pas rendre ce livre abstrait mais au contraire l’illustrer d’exemples concrets.

Le but est que vous soyez capable de mettre en pratique ce que vous avez appris le plus rapidement possible. C’est exactement ce que vous allez découvrir dans la méthode qui va suivre. En l’appliquant, vous parviendrez à retenir très rapidement ce que vous avez lu précédemment et surtout à l’utiliser. Je ne vous fais pas attendre plus longtemps.

II - Comprendre un natif : l’exposition

Nous avons la chance extraordinaire de vivre à une époque qui regorge de trésors pour apprendre les langues. L’ère du numérique nous offre une quantité quasi illimitée de ressources à exploiter pour progresser beaucoup plus rapidement qu’un français ayant commencé l’anglais quelques décennies plus tôt. Cependant, un grand nombre de ressources comprend forcément des outils de bonne qualité et d’autres de qualité médiocre.

Vous devez avant tout comprendre qu’il n’est aujourd’hui pas nécessaire de vivre dans un pays anglophone pour apprendre l’anglais. Évidemment, je vous conseille fortement de réaliser plusieurs séjours à l’étranger pour baigner dans l’environnement linguistique mais ayez conscience qu’il est tout à fait possible de progresser depuis la France. Il vous faut pour cela créer l’environnement anglais que je vais vous décrire afin de vivre quotidiennement en immersion.

Le premier point à mettre en place dès maintenant va vous paraître évident et il l’est. Il s’agit de visionner le plus régulièrement possible des films ou séries anglophones. J’enfonce certainement des portes ouvertes car je suis prêt à parier que vos anciens enseignants vous l’ont déjà dit. La question est maintenant de savoir si vous avez réellement appliqué ce conseil ou si vous vous êtes découragé en voyant que vous ne comprenez quasiment rien au film ou à la série.

Il n’y aucun problème à se retrouver dans le deuxième cas car même si ce conseil vaut de l’or, encore faut-il avoir la bonne méthode pour parvenir à en tirer les bénéfices. Oui, il existe une méthode pour visionner une série anglophone qui a complètement fonctionné pour moi et que je vais partager avec vous. Je vais pour cela la découper en trois étapes que vous n’aurez plus qu’à suivre et à tester.

Première étape : Visionner votre série avec les sous-titres en français

Si votre oreille n’a pas encore appris à reconnaître les intonations et sons anglais, vous n’allez pas directement vous plonger dans des séries sans sous-titres. Je vous invite donc à commencer par visionner des séries (anglaises, américaines, etc.) avec les sous-titres en français. Cette étape a deux avantages. Le premier est d’habituer vos oreilles à une langue qu’elle n’a pas l’habitude d’entendre et donc de les faire travailler à reconnaître ce nouveau système. Le deuxième est d’entraîner vos yeux à lire en même temps que les images défilent. Il est primordial que vous habituiez vos yeux et votre cerveau à déchiffrer le texte le plus rapidement possible pour passer sereinement à la deuxième étape.

Deuxième étape : Visionner votre série avec les sous-titres en anglais

Vous l’aurez deviné, diffuser une série avec les sous-titres en français ne doit pas rester une habitude indéfinie. Le passage à la deuxième étape variera en fonction des personnes et de votre niveau actuel. Je vous conseille de mettre les sous-titres en anglais dès lors que vous parvenez à comprendre la majorité des dialogues sans lire les sous-titres. N’attendez surtout pas de tout comprendre pour passer à cette deuxième étape car cela n’arrivera malheureusement pas.

 

Beaucoup trop de personnes de bonne volonté regardent leurs séries préférées en version originale mais ne parviennent pas à dépasser cette première étape pourtant nécessaire pour avancer. Je vous recommande d’entamer cette étape en regardant des séries de type “sitcoms” comme Friends, How I met your mother ou Malcolm car le vocabulaire employé revient très fréquemment. Vous verrez que vous n’aurez alors aucune difficulté à le reconnaître et à l’associer au contexte grâce à la vidéo. C’est l’un des meilleurs moyens pour progresser avant d’aborder l’étape suivante…

Troisième étape : Visionner votre série sans aucun sous-titres

Il s’agit de la dernière étape qui effraie la plupart des apprenants. La peur de ne rien comprendre à la série, perçue à l’origine comme un moment de détente, empêche énormément de personnes de s’immerger complètement dans la langue anglaise. Même en ayant suivi les étapes précédentes, il se peut que vous éprouviez des difficultés à franchir le pas. Mon conseil est de ne pas rester enfermé dans la facilité de visionner des films et des séries avec les sous-titres. Pour y parvenir, je vais partager avec vous deux astuces qui vous permettront d’avancer en toute sérénité.

Astuce n°1 : Revisionner des séries que vous connaissez déjà

J’ai moi-même éprouvé une certaine frustration à l’idée de ne pas comprendre la série ou le film que je m'apprêtais à regarder sans les sous-titres. Pour y remédier, j’ai décidé de me repasser les séries anglophones que j’avais déjà vues et particulièrement appréciées. Si comme moi, vous avez savouré la série Friends, que ce soit en français ou en anglais avec les sous-titres, vous aurez certainement envie de la visionner de nouveau. Étant donné que vous connaissez déjà l’histoire, vous n’aurez aucun mal à enlever les sous-titres et à vous concentrer uniquement sur l’image et les paroles. Je vous recommande fortement de procéder de la sorte avant de commencer une toute nouvelle série car vous gagnerez énormément en aisance et compréhension orale. La frustration laissera place à la confiance et vous verrez que vous parviendrez à comprendre peu à peu la majorité des dialogues.

 

Astuce n°2 : Arrêtez de vouloir tout comprendre

Permettez-moi de vous raconter une petite histoire. Lorsque j’ai commencé à lire des livres en anglais, j’étais obsédé par l’idée qu’il me fallait absolument tout comprendre. Les dictionnaires électroniques étaient beaucoup moins répandus qu’aujourd’hui et je m’arrêtais sur chaque mot que je ne connaissais pas pour le chercher dans mon gros dictionnaire qui accompagnait chacune de mes lectures.

J’ai réussi à tenir jusqu’à la moitié du livre avant de complètement me décourager pour au final abandonner en cours de route.

Ne commettez pas non plus cette erreur et acceptez simplement qu’il y aura beaucoup de mots ou d’expressions que vous ne comprendrez pas en visionnant votre série. C’est tout à fait normal. Vous pouvez tout à fait regarder vos séries avec votre Smartphone à portée de main et rechercher quelques mots de vocabulaire qui reviennent régulièrement et que vous ne comprenez toujours pas malgré le contexte. Veillez juste à ce que cela ne devienne pas une obsession qui finira rapidement par vous décourager. J’utilise personnellement le dictionnaire en ligne “Wordreference” qui existe également sous forme d’application mobile. Ce n’est pas le meilleur du marché mais il est entièrement gratuit et selon moi bien plus convivial que la plupart des dictionnaires en ligne que j’ai pu tester.

 

Vous avez à présent les clés en main pour entamer votre première exposition à la langue anglaise. Appliquez ces conseils dès maintenant et observez l’impact positif qu’ils auront sur votre niveau de compréhension. Le but est que vous vous initiiez de manière ludique pour vous encourager à persévérer et à réaliser les efforts nécessaires pour encore plus progresser par la suite. Il ne dépend que de vous de voir si vous êtes disposé à vous impliquer dès maintenant ou pas. Si ce n’est pas le cas, je vous suggère de vous arrêter là pour le moment car la suite va obliger certains d’entre vous à sortir de leur zone de confort. Pour tous les autres, et j’espère sincèrement que vous en faites partie, je vous invite à poursuivre la lecture car je vais à présent vous donner les outils indispensables pour communiquer avec un natif.

III - Honte de parler anglais :


Se lancer dès les premiers mois

La tendance actuelle encourage de plus en plus celles et ceux qui apprennent une nouvelle langue à la parler dès le début de leur apprentissage. Ce courant de pensée présente de nombreux avantages car il permet d’éviter le blocage qui s’installe très rapidement chez beaucoup de mes élèves : la honte de parler anglais. En effet, pour empêcher cette honte de se développer, il n’y a rien de mieux que de commencer à parler dès les premières semaines.

Néanmoins, un autre problème peut apparaître en procédant ainsi. L’élève qui débute ne possède pas les connaissances nécessaires pour commencer à s’exprimer. J’encourage fortement mes propres élèves à faire des erreurs pour qu’ils apprennent à les repérer et ne plus les commettre. Cependant, un élève autodidacte livré à lui-même ne bénéficie pas de cet accompagnement et peut rapidement tomber dans le piège de ne pas analyser ses erreurs et donc de prendre la mauvaise habitude de les répéter.

La question que tout le monde se pose est donc de savoir comment faire pour parler anglais le plus rapidement possible. Je vous propose trois étapes à suivre pour vous aider à vaincre la gêne qui nous habite lorsque nous entamons nos premiers échanges avec un natif ou devant un groupe de personnes.

Première étape : Lire des textes à voix haute en anglais et se parler à soi-même

Cette première étape regroupe deux conseils. Le premier est tout simplement la lecture à voix haute. Contrairement à la lecture dans notre tête, le fait de lire à haute voix permet à nos oreilles de nous habituer aux sons de notre voix en anglais. Le but de cet exercice est de minimiser la peur qui peut vous envahir lorsque vous parlerez anglais pour la première fois en public. Vous aurez déjà l’habitude de vous entendre et aurez ainsi beaucoup moins de mal à assumer votre voix dans une autre langue. L’autre avantage de la lecture à voix haute est qu’elle facilite la mémorisation. En plus de découvrir de nouvelles expressions visuellement, vous les entendrez et maximiserez vos chances de les retenir.

Le second conseil va vous paraître étrange mais de nombreux polyglottes l’utilisent lorsqu’ils n’ont personne avec qui parler. Il s’agit tout simplement de s’imaginer converser avec quelqu’un et de reproduire la conversation à voix haute. Je m’amuse moi-même souvent à reproduire un monologue imaginaire pour expliquer une idée à quelqu’un. Je vous rassure, rien ne vous oblige à le faire en public pour ne pas passer pour un fou. Vous pouvez tout à fait vous exercer à ce petit jeu chez vous tranquillement, comme lorsque vous chantez sous la douche, par exemple. Imaginez vos propres conversations et exercez-vous à voix haute dès le début. Cet entraînement, bien que fictif, a eu un réel effet positif sur mon aisance à l’oral.

Deuxième étape : S’enregistrer

Comme je l’ai dit au tout début de ce livre, nous avons la chance de posséder des outils que nos prédécesseurs n’avaient pas. L’un d’eux, et certainement le plus puissant lorsque vous êtes seul, est de vous enregistrer. Je vous recommande personnellement le logiciel gratuit Audacity qui vous permet de vous enregistrer et de modifier l’enregistrement de manière très simple et intuitive. Je le recommande avant tout pour son interface agréable et assez minimaliste. Pour les utilisateurs de Mac, le logiciel intégré Garage Band fera aussi parfaitement l’affaire.

Comment vous enregistrer à présent ? Vous allez dans un premier temps sélectionner un passage d’un film ou d’une série. Je vous conseille de choisir une ou plusieurs répliques d’un acteur que vous appréciez particulièrement. Vous allez mettre les sous-titres en anglais afin d’être sûr de bien dire la réplique correctement. Puis, vous allez vous enregistrer en répétant la phrase et en imitant le mieux possible la manière de parler de l’acteur, que vous aurez choisi. Après vous être enregistré, écoutez-vous et corrigez-vous si nécessaire.

Trop peu de personnes appliquent cette méthode qui est pourtant la plus efficace lorsque vous n’êtes pas toujours en présence de quelqu’un pour vous corriger. Il est très facile de croire que nous prononçons correctement une phrase avec la bonne intonation. En effet, nous n’avons que très peu de recul sur notre manière de parler. Vous est-il déjà arrivé de ne pas du tout apprécier votre voix au téléphone, lorsque vous écoutez un de vos messages vocaux ? Si la réponse est oui, vous serez tout aussi surpris en vous enregistrant spécialement pour vous corriger. Faites le test et observez par vous-même.

N’oubliez pas que même si cela peut paraître désagréable au début, vous gagnerez un temps inestimable en procédant de la sorte. Je ne vous cache pas qu’il m’est fréquemment arrivé de ne pas être compris par un locuteur natif. Ce problème n’était pas dû à mon accent mais plus à la manière dont je prononçais certains mots et certaines phrases. Si j’avais appliqué ce conseil dès le début de mon apprentissage, j’aurais gagné énormément de temps et évité quelques situations embarrassantes. S’enregistrer peut donc nous aider à prendre confiance en nous et considérablement réduire notre appréhension.

Troisième étape : Trouver un partenaire de langue

Si vous souhaitez parler anglais, c’est avant tout pour communiquer avec d’autres personnes et ne pas rester isolé à apprendre dans votre coin. L’anglais, comme toute autre langue est d’abord un outil de communication visant à échanger avec les autres. C’est la raison pour laquelle il est primordial de trouver un partenaire de langue, au moins dès la deuxième semaine après le commencement de votre apprentissage. Je vais vous présenter deux types de partenaires de langue avec qui vous pourrez progresser et maintenir votre motivation à son plus haut niveau.

1) Un proche comme partenaire de langue

Ce partenaire de langue peut être le plus difficile à trouver si vous êtes adulte et vous remettez à l’anglais. Si vous ne voyez personne dans votre entourage qui est prêt à entreprendre cette expérience avec vous, je vous recommande de passer directement au deuxième type de partenaire qui vous correspondra beaucoup mieux. En revanche, si vous êtes étudiant ou avez la chance d’avoir un ami ou une connaissance dans la même démarche que vous alors cette approche est faite pour vous et il serait dommage de la laisser passer.

Revenons à nos moutons. Apprendre avec un partenaire qui a le même objectif que vous réduit drastiquement les risques d’abandonner en cours de route. Lorsque vous allez commencer à créer votre planning, le plus difficile sera de vous y tenir. Or, en étant seul dans cette aventure, la pression sociale est beaucoup plus faible que si vous en parlez à d’autres personnes. À l’inverse, avoir un partenaire de langue vous permettra de vous tirer mutuellement vers le haut indépendamment de la différence de niveau qu’il y aura entre vous deux.

Si votre partenaire possède un niveau d’anglais plus avancé que le vôtre, il vous aidera à vous dépasser en répondant à vos doutes et inversement. Le but est avant tout de ne pas succomber à la paresse et à la procrastination. Il n’est pas obligatoire d’avoir ce type de partenaire pour progresser en anglais mais je vous le conseille fortement si vous en avez l’opportunité. L’un de mes plus proches amis, qui a fait des études de droit, parle couramment anglais sans pour autant être un anglophone natif et nous n’hésitons pas à nous lancer dans de longues conversations en anglais lorsque nous nous retrouvons tous les deux. Ces échanges nous permettent de maintenir une certaine fluidité à l’oral et de nous corriger pour constamment progresser.

2) Un anglophone natif comme partenaire de langue

Au risque de me répéter, l’essor des nouvelles technologies de communication nous permet d’entrer en contact avec n’importe quelle personne dans le monde possédant un ordinateur et une connexion Internet. Les logiciels comme Skype ou les applications mobiles comme WhatsApp nous paraissent tout à fait banals aujourd’hui mais auraient été inimaginables pour nos grands-parents. Soyez attentif car je vais vous expliquer en quoi ces outils de communication vont vous permettre de directement vous adresser à des locuteurs natifs pour progresser en anglais.

  • Polyglot Club

Polyglotclub.com est un site Internet qui vous met en contact avec des locuteurs natifs afin d’apprendre leur langue et de les aider à apprendre la vôtre en retour. En tant que français désireux d’apprendre l’anglais, le site vous mettra automatiquement en contact avec des anglophones désireux d’apprendre le français. N’oubliez pas de vous inscrire sur le site et de bien remplir les champs requis. Vous aurez ensuite la possibilité de voir les anglophones qui se trouvent dans votre zone géographique et d’entrer en contact avec eux.

Il existe évidemment d’autres sites que je n’ai pas eu l’occasion de tester contrairement à Polyglot Club. C’est la raison pour laquelle je vous le recommande. Je ne me permettrai pas de vous conseiller des sites ou astuces que je n’ai pas personnellement testés. Enfin, en plus d’être une gigantesque plateforme d’échanges, le site dispose d’un espace de corrections, de questions et d'événements auquel vous pourrez accéder sans même avoir créé de compte. Il ne vous reste plus qu’à vous connecter !

  • Skype

Une fois que vous avez rencontré la ou les personnes qui sont prêtes à vous aider à progresser en anglais, il est temps de les ajouter à vos contacts Skype. Pour cela, il vous suffit de taper le nom, le pseudo Skype ou l’adresse e-mail de votre partenaire dans la zone de texte de recherche ou en sélectionnant l’icône d’ajout d’un contact. Cliquez ensuite sur Add to Contacts ou Ajouter aux contacts. Dès lors que vous avez ajouté votre partenaire anglophone à vos contacts, vous n’avez plus qu’à convenir des dates pour correspondre avec lui.

Pour ceux qui ne connaissent pas bien ce logiciel, Skype permet non seulement d’interagir gratuitement en direct avec des personnes se trouvant aux quatre coins du monde mais aussi de leur écrire grâce à la barre se situant juste en dessous de la vidéo. Ces deux fonctions vous permettront d’améliorer votre niveau de compréhension et d’expression mais aussi de passer à l’écrit si la communication orale n’est pas claire. Vous n’aurez aucun problème à surmonter les difficultés de communication que vous pourrez rencontrer lors d’un échange physique, durant lequel il est beaucoup plus difficile de s’exprimer à l’écrit en cas d’incompréhension.

IV - Le temps : être productif et avancer par étape

Le plus grand frein pour tout nouvel apprenant en anglais est l’irrégularité. Nombreuses sont les personnes qui n’ont pas structuré leur apprentissage dès le commencement. Cette absence de structure se traduit souvent par un abandon au bout de quelques semaines et renforce l’idée selon laquelle l’anglais n’est pas fait pour vous. De la même manière, beaucoup de personnes pensent être productives en abordant le maximum de choses en un minimum de temps. Il s’agit encore d’une idée reçue qui a malheureusement pour conséquence l’effet totalement inverse.

Je vais dans ce chapitre vous aider à accroître votre productivité sans pour autant brûler les étapes nécessaires à votre évolution. Vous avez certainement, comme la plupart des gens, une vie chargée qui ne vous permet pas toujours de combiner l’apprentissage de l’anglais à vos autres activités. Ce manque de temps peut très vite devenir une excuse récurrente pour fournir des efforts irréguliers jusqu’à complètement laisser tomber l’anglais. Avant d’entrer dans le vif du sujet, je souhaite vous raconter une petite histoire qui, j’en suis certain, vous aidera à y voir plus clair.

L’histoire des deux bûcherons

Il était une fois deux bûcherons que nous appellerons Jim et Thomas. Les deux bûcherons avaient pour mission de couper une parcelle de 5 hectares de forêt chacun en une année. Une somme d’argent fixe leur était versée pour chaque arbre coupé. Pour les motiver à terminer le travail dans les temps, leur patron s’est engagé à offrir une prime spéciale au premier qui finirait de couper les 5 hectares de forêt.

Jim était plein d’entrain et d’énergie et surtout prêt à tout pour terminer le travail le plus rapidement possible. Il possédait une hache assez vieille et rouillée mais qui ne l’avait jusqu’alors jamais laissé tomber. Il était certes assez paresseux mais savait qu’il pouvait compter sur sa forte motivation pour avancer.

Jim avait l’habitude de commencer tranquillement et d’augmenter la cadence durant de plus longues périodes. Il commença immédiatement à couper le premier petit arbre en quelques minutes. Il avait déjà coupé dix arbres à la fin de la journée, ce qui lui permit d’obtenir une première somme d’argent tout à fait convenable. Jim était disposé à travailler dur si les résultats étaient immédiats.

À l’inverse, Thomas ne coupa aucun arbre le premier jour ni la première semaine. Au lieu de cela, il consacra cette première semaine à lire des livres sur les différentes techniques de coupe. Il possédait déjà une certaine expérience sur le sujet mais n’avait jamais réellement appris les méthodes d’abattage d’arbres. Il sentait qu’il avait besoin d’améliorer sa technique avant de pleinement se lancer dans le travail.

Il commença donc à apprendre les différentes techniques d’abattage, les entailles directionnelles, les meilleurs angles de coupe en fonction des arbres et surtout, il consacra une bonne partie de ce temps à affûter sa vieille hache.

Thomas ne voulait rien laisser au hasard et s’assura que sa hache soit la plus opérationnelle possible pour ce travail de longue haleine. Ce n’est qu’après une semaine productive de lecture et d’affûtage que Thomas se mit à couper ses premiers arbres.

À la fin de l’été, Thomas avait déjà terminé de couper les 5 hectares de sa parcelle d’arbres. Jim était stupéfait en voyant le travail de Thomas terminé avec autant d’avance. Il ne put s’empêcher de le qualifier de génie au talent inné. Thomas acquiesça en souriant puis profita du reste de l’année pour s’adonner à ses passions pendant que Jim était occupé à couper le reste des arbres.

La morale de l’histoire

Nous vivons dans une société où nous voulons tout immédiatement. En tant qu’êtres humains, il nous est difficile d’envisager de devoir faire des efforts dans un premier temps pour obtenir des résultats à long terme. Nous sommes bien plus attirés par des résultats immédiats qui, en fin de compte, nous limitent et nous empêchent d’obtenir de réels progrès dans un domaine.

En ce qui concerne l’apprentissage de l’anglais ou d’une autre langue, il est bien plus bénéfique et productif de mettre en place un programme d’apprentissage structuré avant de se lancer de manière totalement désorganisée. L’histoire des deux bûcherons nous montre clairement l’importance d’affûter correctement sa hache avant de commencer à couper les arbres.

J’ai précédemment insisté sur l’importance de parler anglais le plus rapidement possible, ce qui peut paraître paradoxal avec ce que je suis en train de vous dire. Il n’est cependant pas question de parler sans avoir acquis un minimum de connaissances sur la langue anglaise. Pour citer un exemple beaucoup plus extrême, vous n’allez pas sauter en parachute sans connaître le fonctionnement du système d’ouverture ni sans savoir comment diriger le parachute une fois qu’il est ouvert. Une préparation préalable est nécessaire, comme pour toute autre activité.

En consacrant un certain temps à l’affûtage de sa hache et à la lecture de ses ouvrages, Thomas a au final gagné bien plus de temps que son collègue Arthur. Pourtant, ce dernier s’est mis à l’œuvre tout de suite afin de ne pas perdre une seconde. L’histoire nous dit donc que la personne récompensée n’est pas celle qui se tue à la tâche mais celle qui est suffisamment astucieuse pour mettre en place un système qui lui permet d’en faire moins à long terme tout en étant bien plus efficace. La gestion du temps est la clé de toute réussite et sera l’objet du point suivant.

La gestion du temps

Je l’ai déjà évoqué précédemment mais je me dois d’insister particulièrement sur ce point. La gestion du temps est la clé pour réussir à parler couramment anglais. Nous avons tous, moi y compris, des milliers d’excuses pour ne pas agir à cause du manque de temps dû à notre travail et à nos autres activités. Ces activités peuvent être artistiques ou sportives mais aussi le simple fait de dormir et de se relaxer.

C’est la raison pour laquelle il est primordial que vous vous fixiez des priorités parmi la multitude d’activités qui régissent votre vie. Si votre but est d’avoir un excellent niveau d’anglais alors vous devez absolument faire de cet objectif l’une de vos activités prioritaires. Auquel cas, vous ne parviendrez pas à l’atteindre. De même, vous devez absolument vous fixer des objectifs à court, moyen et long termes.

Beaucoup de personnes qui se mettent à apprendre une langue font l’erreur de simplement se fixer un objectif à long terme, qui est souvent de parler cette langue couramment. Le problème qui persiste est de ne jamais atteindre cet objectif ambitieux en raison de résultats démoralisants qui peuvent rapidement mener à l’abandon. C’est pourquoi il est primordial que vous vous fixiez des objectifs à courts termes afin de maintenir votre motivation pour atteindre l’objectif à long terme.

La mise en œuvre de son planning

La première chose à mettre en place dès le début de votre apprentissage est votre planning de la semaine avec le temps que vous allez dédier à l’anglais. Il est capital que vous consacriez au minimum une demi-heure par jour à l’apprentissage d’une langue lors des trois premiers mois. Vous pouvez évidemment y consacrer une heure ou plus si vous disposez d’un emploi du temps flexible mais ne descendez pas en dessous d’une demi-heure. La fréquence doit être la plus régulière possible si vous voulez obtenir des résultats tangibles. Je vous incite pour cela à consacrer au minimum une demi-heure par jour du lundi au samedi en vous octroyant le dimanche de libre.

Voici un exemple de semaine type que vous pouvez réutiliser en veillant évidemment à l’adapter à votre véritable emploi du temps en fonction de votre situation :

Notez qu’il s’agit d’une semaine type avec une heure d’anglais que vous pouvez réduire à une demi-heure si vous avez un planning très chargé.

Il vous faut partir du principe que se lancer dans l’apprentissage d’une langue est comme se mettre à un nouveau sport. La régularité est la clé du succès. Si vous commencez à reporter des séances à la semaine suivante en vous disant que vous en ferez plus, j’ai le regret de vous dire que vous ne parviendrez pas à maîtriser l’anglais. Si vous avez pris la décision de vous y mettre alors tenez-vous-y assidûment les trois premiers mois avant de faire le point. C’est là qu’intervient votre premier objectif à court terme.

L’objectif à court terme et à moyen terme

Un objectif à court terme est un but rapide à atteindre au travers de votre apprentissage de l’anglais. Ce but doit être réalisable dans les trois mois qui suivent votre première leçon. Gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un objectif personnel qui varie donc en fonction de chaque personne. Vous pouvez par exemple vous donner pour objectif de tenir une conversation basique lors d’un voyage en Angleterre ou ailleurs. Il est aussi tout à fait envisageable de souhaiter tenir une conversation uniquement en anglais une heure d’affilée avec votre partenaire de langue.

Retenez que votre premier objectif à court terme ne doit pas être trop ambitieux mais doit l’être suffisamment pour que vous puissiez constater votre évolution entre le premier et dernier jour des trois mois d’apprentissage. Le but est de relancer la machine une fois l’objectif atteint pour vous en fixer un plus ambitieux dans les trois mois qui suivent, c’est-à-dire six mois après le commencement de votre apprentissage.

Ce nouvel objectif deviendra donc l’objectif à moyen terme qui peut être un nouveau but qui est né juste après l’accomplissement du premier objectif ou bien un objectif que vous avez toujours eu mais qu’il n’était pas possible d’atteindre en trois mois. En gros, l’objectif à moyen terme est simplement un second objectif à court terme qui requiert plus de temps que les trois premiers mois pour être atteint. Peu importe l’objectif dans la mesure où il vous tient à cœur. À vous de vous challenger et d’être encore plus ambitieux que la première fois.

L’objectif à long terme

Il s’agit de la pierre angulaire de votre apprentissage, de la raison qui vous motive à ne pas renoncer en cours de route malgré les baisses de motivation. Votre objectif à long terme vous est propre, seul vous êtes en mesure de vous le fixer. “Mais mon objectif à long terme est évident, c’est juste de maîtriser l’anglais et de le parler couramment, rien de plus”, me répondriez-vous. C’est exact mais l’élément le plus important à déterminer est le but caché derrière cet objectif.

Qu’est-ce que ce but caché ? C’est simplement la raison pour laquelle vous souhaitez maîtriser l’anglais. Peu importe sa nature, nous avons tous une raison d’agir tel que nous le faisons. C’est cette raison qui vous aidera à remonter la pente lorsque vous serez sur le point de laisser tomber. Elle est encore plus importante que l’objectif à long terme car sans elle, ce dernier n’existerait pas.

Vous l’avez compris, votre but caché et votre objectif à long terme sont un ensemble. Ils ne fonctionnent pas l’un sans l’autre. Il est primordial de définir ce but si ce n’est pas déjà fait. Les raisons peuvent être multiples : décrocher ce job, s’expatrier en Australie, accéder aux derniers livres anglophones et même briller en société. Il n’y a pas de buts ridicules et de toute façon, cela ne regarde que vous. Si vous rêvez d’avoir un conjoint étranger mais ne parlez pas encore anglais alors oui, c’est une raison tout aussi valable que de vouloir maîtriser l’anglais pour le travail.

La question que vous vous posez certainement est comment savoir quand vous êtes parvenu à atteindre votre objectif à long terme. Qu’est-ce qui vous indique concrètement que vous parlez couramment anglais et que faire ensuite ? C’est exactement ce que nous allons voir dans la cinquième et dernière partie de ce livre.

V - L’objectif final... et après ?

L’objectif final est supposé être la dernière étape de votre apprentissage. Pour la plupart, il s’agit de la phase d'accomplissement où le but final est enfin atteint. Si vous avez correctement défini votre objectif final comme indiqué précédemment, vous n’aurez aucun mal à savoir si vous l’avez atteint ou non. Il est évident que si vous obtenez le travail auquel vous avez postulé grâce à votre évolution en anglais et qu’il s’agit de votre objectif final, vous l’aurez alors validé.

Pourtant, votre objectif final n’est pas l’ultime objectif qui vous permet de tout arrêter du jour au lendemain. Dans le cas où vous obtenez un poste anglophone, ce nouveau travail va vous permettre d’évoluer constamment en anglais et d’apprendre encore plus de choses que vous n’aurez jamais connues auparavant. De même, si votre objectif final était de fréquenter une personne anglophone et que vous y êtes parvenu, l’histoire ne s’arrête pas aux premières conversations de la rencontre.

Parler couramment anglais ne signifie pas tout savoir sur la langue anglaise et heureusement. Ainsi, votre objectif à long terme est bien la dernière étape de ce début d’aventure mais ouvre un champ des possibles sans fin sur la suite de l’histoire. L’apprentissage est une étape qui n’a aucune limite et continuera toute votre vie. En revanche, notre cerveau a besoin d’être nourri régulièrement pour bien fonctionner et ne pas perdre peu à peu les fruits de votre apprentissage.

Plus vous apprenez, plus vous avez envie d’apprendre mais plus il devient délicat de garder à l’esprit la quantité d’informations accumulées. J’estime qu’il est donc important de vous donner un dernier outil pour continuer à progresser après avoir atteint votre objectif final ou tout simplement à entretenir le niveau que vous avez acquis. Ne négligez pas cet outil car il vous servira tout au long de votre vie.

Adopter un style de vie “immersion”

Il ne s’agit plus d’apprendre la langue anglaise mais de la vivre quotidiennement. Comme je l’ai dit précédemment, votre apprentissage ne s’arrête jamais que ce soit en anglais, dans une autre langue ou même en français, vous ne cessez jamais d’apprendre. Dès lors que vous parlez couramment anglais, il ne vous restera plus qu’à l’entretenir tout en continuant de progresser. Et il n’y a rien de plus simple aujourd’hui.

La correspondance avec des natifs

La première action que je vous invite à appliquer est de continuer de correspondre avec des locuteurs anglophones qui vous intéressent. Il peut s’agir dans l’idéal de natifs qui sont à présent devenus vos amis et que vous avez l’occasion de voir directement et régulièrement. La correspondance peut bien évidemment se faire via Skype comme je l’explique dans le chapitre III de ce guide.

J’insiste juste sur le fait de communiquer avec des personnes qui vous intéressent réellement. Je ne vous recommande absolument pas d’entreprendre cette démarche sur Skype avec une dizaine de locuteurs car vous ne disposez peut-être pas du temps pour rester en contact avec autant de personnes. Soyez sélectif et choisissez des personnes avec qui vous partagez des passions communes ou avec qui vous éprouvez un vrai plaisir à échanger. Il n’est plus question de vaincre la peur de se lancer mais de profiter pleinement de ce nouveau style de vie.

L’exposition régulière

Qu’il s’agisse de lire des livres en anglais ou de visionner des séries télévisées anglophones, l’exposition à la langue anglaise ne doit plus jamais vous faire défaut. L’unique différence réside dans l’effort que vous demande cette exposition régulière. N’oubliez pas, la lecture d’un ouvrage en anglais doit avant tout être un plaisir, de même que le visionnage de séries ou de films.

Pour ne pas me répéter dans ce guide, je vous renvoie à l’article de mon blog Comment lire en anglais : la lecture intensive et cursive dans lequel j’explique les deux types de lectures que vous pouvez utiliser en fonction de vos objectifs et de votre niveau d’anglais. Vous découvrirez l’erreur que j’ai faite lors de mes premières lectures en anglais pour ne pas la commettre à votre tour ainsi que les types d’ouvrages que je vous recommande pour la lecture intensive et la lecture cursive.

La fréquence d’exposition

En ce qui concerne la fréquence d’exposition à l’anglais, celle-ci ne doit pas être trop chronophage mais doit trouver sa place dans votre emploi du temps certainement déjà bien chargé. Il s’agit encore une fois de priorités. Si vous êtes passionné par la langue, alors vous n’aurez aucun mal à trouver le temps nécessaire pour la maintenir à un certain niveau et l’améliorer constamment.

En revanche, si vous avez appris l’anglais pour atteindre un objectif plus pratique comme décrocher un job, il vous faudra prendre l’habitude de vous y exposer quelques heures par semaine. Même si vous conserverez toujours des restes de votre apprentissage, il serait dommage de perdre les automatismes que vous aurez acquis au fil de mois d’engagements et d’efforts. Écouter plusieurs fois par semaine des sujets qui vous passionnent en anglais à la radio ou via des podcasts est un moyen efficace de s’exposer à la langue tout en faisant autre chose à côté.

Quelques voyages par-ci, par-là

Vivre l’anglais dans votre environnement habituel, c’est bien mais le vivre à l’étranger, c’est encore mieux. Rien ne remplacera les émotions que peuvent nous transmettre les voyages. C’est souvent là-bas que la langue prend tout son sens. Rien ne vaut l’expérience sur le terrain et une exposition bien active dans le pays. Il y aura toujours des réalités culturelles que les livres et les écrans ne nous permettront pas de comprendre.

Les destinations ne manquent pas. Bien que les meilleurs endroits pour maintenir un bon niveau d’anglais restent les pays qui ont pour langue officielle l’anglais, il existe une multitude d’autres destinations où vous pourrez pratiquer la langue sans aucun problème. Peu importe le pays que vous choisirez, seul vous pouvez faire le premier pas pour aller converser avec les habitants. N’attendez pas que l’effort vienne d’eux car vous risqueriez de rentrer chez vous fort déçu. C’est à vous de vous lancer et vous possédez tous les outils pour le faire.

Conclusion

Ce guide touche à présent à sa fin. J’espère qu’il vous aura permis d’y voir plus clair sur la manière d’apprendre l’anglais et de l’adapter à votre mode de vie. Ce guide s’adresse évidemment à la langue anglaise mais peut tout aussi bien être appliqué à d’autres langues, hormis pour la première partie “Démarrer - Par où commencer ?, qui concerne exclusivement l’apprentissage de l’anglais.

Vous l’aurez compris, la maîtrise de l’anglais comme de tout autre langue exige de l’assiduité de votre part. Ce guide vous a exposé de manière générale les outils que j’ai moi-même utilisés pour apprendre l’anglais et l’espagnol. Ces outils seront d’une grande valeur pour tous ceux qui les mettront en pratique mais perdront malheureusement leur sens et leur utilité pour ceux qui ne les appliqueront pas.

Je souhaite de tout cœur que vous fassiez partie des personnes qui sauront les appliquer et les adopter à leur propre mode de fonctionnement. Testez-les tous, gardez ceux qui vous apporteront les meilleures résultats et éliminez ceux qui ne fonctionnent pas sur vous après deux semaines d’essai. Nous réagissons tous différemment mais le simple fait d’agir de manière intelligente fera toute la différence dans votre maîtrise de l’anglais.

Agissez tout de suite et n’attendez plus le lendemain pour mettre en place ce nouveau mode de vie qui vous rendra plus heureux et épanoui au quotidien.

Il est temps pour moi de vous souhaiter un excellent voyage linguistique !

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