Stimuler son apprentissage de l’anglais

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi certaines personnes ont tant de facilités en anglais alors que d’autres traversent toute une vie sans pouvoir communiquer correctement à l’étranger ?

Je me suis moi-même posé cette question maintes fois. Comment se fait-il que mes voisins non français qui vivent en France depuis maintenant une dizaine d’années soient incapables de pouvoir s’exprimer correctement. Sont-ils moins doués que celles et ceux qui s’approprient les langues et les accents en seulement quelques mois ? La réponse est non, bien sûr. En revanche leur approche diverge complètement et c’est ce que je vais vous révéler à travers cet article pour que vous puissiez à votre tour absorber l’anglais telle une éponge vivante 😉

Si vous reprenez l’anglais après plusieurs années d’interruption, ne replongez surtout pas dans les pièges que vous avez pu rencontrer par le passé et qui vous ont empêché d’avancer au cours de votre scolarité ou en dehors. Je fais là référence à la peur la plus fréquemment rencontrée chez mes élèves, se jeter à l’eau. L’anglais comme tout autre langue exige de votre part une attitude active, c’est-à-dire un entraînement régulier à l’oral qui ne nécessite que quelques minutes par jour mais que la plupart des personnes n’appliquent pas dès le début. Certaines préfèrent même accumuler le plus de connaissances possibles sur la langue et ne parviennent jamais à les mettre en application car elles ne se contentent que de s’instruire. Les 18 et les 19 sur 20 à l’écrit n’assurent en rien la possibilité de communiquer avec des anglophones. Il vous faut donc parler pour être actif et parler demande évidemment de répéter ce que vous entendez ou ce que vous croyez entendre. Sans la répétition, il vous sera impossible de vous rendre compte que le son que vous prononcez diffère de celui que vous entendez car votre oreille n’est toujours pas familiarisée à ces nouveaux phonèmes.

Habituez-vous à parler en anglais avant même de chercher à assimiler la théorie. Il existe de nombreux sites qui vous permettent d’entrer en contact avec des anglophones. Je recommande personnellement le site Polyglot Club qui vous permet d’établir une conversation avec des natifs qui souhaitent eux aussi que vous les aidiez à apprendre le français. Il n’a jamais été aussi simple de se lancer aussi rapidement et pouvoir échanger ne serait-ce que quelques minutes dans un anglais approximatif sera une source de motivation glorifiante pour la suite de votre apprentissage.

L’autre moyen que je préconise pour les plus timides d’entre vous est l’enregistrement audio. Il n’est pas nécessaire de s’enregistrer avec les logiciels de musique assistée par ordinateur dernier cri pour accéder à une bonne qualité sonore. Le dictaphone de votre portable ou le logiciel gratuit Audacity seront amplement suffisants. Quelque soit la méthode que vous utilisez, prenez quelques minutes pour vous enregistrer à partir d’un extrait de film ou de votre série préférée avec les sous-titres pour ensuite le répéter et l’enregistrer. Les premières écoutes peuvent se révéler troublantes car vous percevrez votre voix différemment que lorsque vous vous entendez parler sans enregistrement. C’est en cela que réside tout l’intérêt de l’exercice qui vous amènera à comparer votre propre intonation à celle du locuteur anglophone que vous tenterez d’imiter.

Enfin et surtout, exercez-vous tous les jours. Je ne connais qu’une minorité de personnes, dont je ne fais moi-même pas partie, capables de progresser sans un entraînement régulier. Se fixer des objectifs est un excellent moyen pour préserver votre motivation et éviter les affadissements passagers qui viendront nuire à votre progression. Une fois ma convention de stage signée pour partir travailler en Espagne durant 6 mois, je disposais de deux mois de libres pour me remettre sérieusement à l’espagnol grâce à la méthode d’apprentissage Assimil que j’aborderai dans un prochain article. Cette aspiration à court terme a été un véritable motif d’apprentissage car je n’avais clairement pas le niveau pour travailler en entreprise de traduction et il était hors de question que je me présente sans pouvoir au moins faire une phrase à peu près correcte. Il vous faut avant toute chose vous fixer un objectif à court terme dont vous pourrez savourer la réussite dès les premiers mois de pratique en anglais. Il peut s’agir d’un voyage au Royaume-Uni ou aux États-Unis, d’un poste qui exige de posséder les bases de l’anglais ou encore d’un rendez-vous informel. Une fois l’objectif à court terme réalisé, le plus dur sera derrière vous et votre motivation à bloc pour vous fixer un autre objectif encore plus ambitieux que le précédent.

N’attendez plus le parfait moment pour vous lancer, il n’existe pas. Je me trouvais moi-même des milliers de faux-fuyants pour repousser le lancement de mon blog, Le Rêve Linguistique. « Ce n’est vraiment pas la bonne période », « Je ne suis pas sûr de m’y tenir » ou encore « Est-ce que j’aurai le temps ? » faisaient partie des excuses récurrentes derrière lesquelles je me cachais pour au final ne rien tenter du tout. Imaginez ce à quoi pourraient ressembler vos prochains voyages à l’étranger, imaginez la sensation de bien-être que vous procureront vos premiers échanges sans bafouiller et cette nouvelle ouverture sur le monde dont vous avez tant entendu parler. Vous l’aurez compris, la liste des avantages dépasse de loin celle des inconvénients. Vous n’avez rien à y perdre mais tout à y gagner alors restez connecté sur Le Rêve Linguistique !